Rush

drama
• genre: drama
• format: 43 minutes
• saisons: fin de la saison 1 le 18 sept, jsais pas si elle est renouvelée
• diffuseur: USA Network
• créateur: Jonathan Levine

Le délire: Un bon délire. Je devrai sans doute reviewer Gotham. Mais j’en ai regardé que 15 minutes avant de m’arrêter (car j’ai une vie qui consiste à autre chose que de mater des séries, pas parce que c’était insoutenable de médiocrité lol) (même si franchement je ne crois pas au chef d’oeuvre hein…). Digressions à part, Rush, c’est donc l’histoire d’un gars bon délire. D’un docteur très/trop moderne, qui ne fait pas dans l’auscultation tradi qu’il charge 30e dans un cabinet décoré des dessins de ses plus jeunes patients. Rush n’a d’ailleurs pas de cabinet mais un bureau, dans sa suite à l’hôtel où il ne reçoit aucun patient mais où sa secrétaire-personnal-assistant décroche le téléphone. Rush dépanne des stars, ou tout ceux qui peuvent se payer sa consultation – un minimum de 5000$ en liquide, et la plupart du temps il faudra tabler sur le double. Bon délire, vous dis-je déjà. C’est marrant de le voir intervenir en super héros vénal dans des situations à coucher dehors, ça renouvelle le genre. On est loin du médécin humaniste à la Grey’s Anatomy qui dégouline tellement de bons sentiments qu’on glisse dessus. On est loin également du médecin surdoué à la Dr House qui éradiques Ebola en 45 minutes le dimanche soir sur TF1. Rush franchement il s’en balek, il intervient sur des procédures bidons, le prix nobel ça l’interesse pas, il recoud l’arcade d’un rappeur violent au bord d’une piscine, ou réanime un drug dealer dans un parking sale, et il fait ça pour l’argent, donc il insiste qu’on lui paye une avance, normal. A côté de ça, il a des soucis à régler avec son père, est toujours drunk in love de son ex, et voilou. Il a un meilleur pote, un chirurgien urgentiste renoi, respectable, mec cool. Il a une belle mère qui a son âge aussi, et avec qui il a couché, ça arrive à tout le monde.

Pour> Edouard, Hugo, Laura et Audrey (jles connais pas mais je me dis que si c’est le prénom de personnes qui lisent ce blog ça pourrait leur faire plezzz)
Pas pour> mon médecin traitant (c’est de plus en plus dur de se renouveller sur cette partie mdr déso)

La note: 7.7/10

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The Lottery

drama
• genre: drame post apocalyptique un peu
• format: 43 minutes
• saisons: première saison de 10 épisodes en diffusion depuis le 20 juillet
• diffuseur: Lifetime
• créateur: Timothy J. Sexton

Le délire: Un délire qui se casse la gueule, clairement. Et qui du coup est assez déceptif. Le genre de délire apparemment prometteur qui s’embourbe très vite et perd tout intérêt. Mais parlons-en quand même. La loterie dont il est question ici offre aux heureux tirés au sort non pas un superbe kit de couteaux de cuisine, mais l’un des quelques embryons humains viables restants sur terre. Car une fois de plus, c’est la mode de ouf, l’espèce humaine est en péril. Loin des virus foudroyants, son extinction pourrait être causée d’ici quelques décennies par un mal nouveau: l’infertilité généralisée. Ambiance. On ne peut plus faire de bébés, plus de femmes enceintes, plus d’utérus accueillants, plus de spermatozoïdes créatifs. Les derniers enfants nés sont donc évidemment éminemment précieux. Un nouveau département, le département de l’Humanité, comme un ministère hyyyyper important mais indépendant du gouvernement, a été mis en place pour veiller à la protection de ces enfants et travailler à un remède miracle. On sait pas trop s’ils sont en fait méchants ou gentils. Je dirais méchant.
La série suit plusieurs personnages principaux. La scientifique qui semble sur le point de pouvoir inverser la promesse d’un destin funeste après la création d’une poignée d’embryons (exploit non réitéré); les conseillers du président des Etats-Unis à l’origine de ce vaste projet de tombola nationale qui désignera les ultimes mamans; un mec mignon, papa d’un des derniers nés. Se construit alors tout un mic mac entre les personnages qui pollue l’intrigue. On en a rien à foutre des aléas professionnels de la scientifique ou de la fuite du père et de son fils à travers le pays, franchement. On veut voir la loterie et passer à autre chose. Je vais spoiler mais on se dit tout: j’ai arrêté de mater la série à l’épisode où la scientifique veut faire des tests sur le papa dont le sperme est le dernier à avoir fonctionné. Rien dans sa semence, mais dans son sang le gêne modifié et éteint de la peste noire (????!!!!!!!!), vraisemblablement injecté par une tierce personne (???????!!!!!), complot conspiration 11 septembre (?????????!!!!). Allez ça m’a cassé la tête, ciao.

Pour> je sais pas trop, dommage que les bébés soient encore trop teubés pour suivre une série parce que ça leur aurait peut-être plu, ils se seraient sentis spéciaux et importants (attention whores…)
Pas pour> alors on pourrait croire que ce n’est pas pour ceux qui ne peuvent pas concevoir d’enfant, mais finalement non car la série leur propose un monde où toute la planète partage leur mal et porte leur fardeau. pas pour les gens fertiles en fait. sorry.

La note: 4.9/10

Power

drama
• genre: gang drama
• format: 50 minutes
• saisons: première saison de 8 épisodes diffusée cet été/ renouvelée
• diffuseur: Starz
• créateur: Courtney Kemp, producteur Curtis Jackson

Le délire: Celui de 50 Cent quoi, mon gars sûr. J’avoue j’avais des mini aprioris. Genre ça va être bourrin 3000, le scénario faiblardos, les répliques attendues.. Préjugés confirmés à la découverte du pré-générique, un ramassis des clichés qui font les codes du rap us commercial: des flingues, des diamonds, des grosses voitures, des gros culs, des talons hauts, du champagne, des substances et le reste. En fond sonore un morceau de Fifty lui-même, à la cool, posé sur les images jusqu’au bout, jusqu’à la dernière note.
La série commence enfin et hallelujah. J’ai maté chacun des autres épisodes le jour de leur sortie hebdomadaire, j’étais à 300% sur le doss, prise par le suspens. C’était finalement trop – vous l’aurez compris – trop bien lol. 50 Cent a eu l’humilité de ne pas incarner le rôle star pourtant inspiré de sa propre vie, et n’apparait qu’en milieu de saison dans un autre perso.
C’est donc l’histoire du surnommé Ghost, l’un des plus gros et des plus discrets revendeurs de drogues de NYC, qui ouvre un night club en ville pour blanchir l’argent de ses deals. Cette couverture se transforme en une entreprise florissante qui engrange des recettes inattendues, si bien que le club devient THE place to be, et que le méchant dealer devient une figure publique sous son vrai nom James St. Patrick, redoutable businessman. Cette nouvelle vie lui plait. Et si je devenais100% legit, et si j’ouvrais d’autres clubs sur les côtes et abandonnais la cocaïne? demande Ghost à sa connasse de femme. La réponse est sans appel: No way, j’aime ma vie. Je ne veux pas perdre tout ce luxe et devoir me contenter de moins. L’argent de la drogue nous offre tout ça. Ah ok lol. Sentiment partagé par l’associé et meilleur poto depuis l’enfance qui tient également à garder un pied si ce ne sont les deux dans l’illégalité. 
Un soir au club, comme une apparition: le premier amour, la petite copine du lycée. Ghost devient totalement ouf. Je veux pas vous spoil le truc mais il lui faudra alors faire un choix entre deux vies. Son quotidien de père de famille, richissime gérant de club et big boss dealer craint et respecté, ou y aller pour le Tout quitter pour partir kiffer son ex et vivre dans la lumière. Dans les deux cas les meufs sont plutôt hyper bonnes donc dur de choisir. Les gamines sont mimi donc point pour la femme. Mais la femme est mauvaise donc point pour l’autre. On verra. Car Curtis 50 Cent Jackson va sortir bientôt de prison pour chambouler touuuuuuuuut le game. Franchement c cho.

Pour> les gangsters au grand coeur et aussi la fan base de 50 Cent qui à mon avis ne sera pas décue; pour mon dealer également, que j’embrasse (je déconne mdr je me drogue pas XD)
Pas pour> Anna, ma tante. Je ne pense pas que la série lui plaise outre mesure. Je vous tiens au courant.

La note: 8.4/10

Graceland

dramaction
• genre: dramaction
• format: 45 minutes
• saisons: saison 2 en cours de diffusion (on est en à l’e03)
• diffuseur: USA Network
• créateurs: Jeff Eastin

Le délire: Un délire coolos dans un cadre idyllique. Le genre de cadre qui conviendrait parfaitement à une bande d’adolescents hyper friqués dont on suivrait les aléas sexo-amoureux: une immense collocation isolée au bord d’une plage de Southern California, baies vitrées plein, vue de fou, et y en a assez. Sauf que les heureux habitants de Graceland sont des gars infiltrés appartenant aux différentes agences gouvernementales américaines (FBI, DEA, et ICE) (l’ICE c’est genre les douanes badass pas les douanes ripou) (la maison s’appelle Graceland car l’ancien proprio était un baron de la drogue fan d’Elvis, le nom a été gardé car il est pas mal). On ne se demande donc pas qui de Brendon ou de James va finir par séduire Beverly et si leur amitié va survivre, mais on suit Mike Warren, jeune agent brillant du FBI catapulté en Californie du Sud pour occuper la chambre libre dans cette collocation d’un nouveau genre.
Au début de la saison 1, Graceland est occupée par 3 gows et 3 boyz, avec Mike ça fait 4. Ils sont tous beaux, je craque pour Johnny :p, ils ont tous un côté dark qui donne du relief à leur perso, sauf Johnny le mignonrigolo de la bande :p. La série aurait pu être cliché de fou mais de fou SAUF qu’au milieu de la première saison un retournement de situation assez zinzin vient chambouler tous nos aprioris, une espèce de cliffhanger de mid-season très bien pensé. On ne s’ennuie jamais, et c’est bien la première chose que je demande à une série. Je regarde chaque épisode d’une traite, mieux je luttais pour avoir la chance de les regarder: je galérais incroyablement en vacances avec le wifi précaire d’un airbnb milanais pour faire charger les épisodes afin de les mater tranquillos après une belle journée riche en instagrams.
Capable d’une auto-analyse critique (mdr), je me suis demandée si mon engouement pour Graceland ne dépendait pas de la conjoncture estivale du paysage sériesque, à savoir que très nombreux sont les tv shows dont la saison s’est terminée au printemps ou au début d’année, laissant un été quasi vide donc très facile à occuper. Mais je ne pense pas. Je crois intiment au potentiel de celle-ci, j’attends le nouvel épisode de la saison chaque semaine et retrouve Johnny avec le même enthousiasme.
Le quotidien des agents est le suivant: ils risquent leur vie toute la journée sous couverture à se faire passer pour des méchants auprès des méchants, font du surf, rechignent à faire la vaisselle et peut être que certains vont se faire des bisous et d’autres trucs mais je dis rien :p. Le fait est que tout fonctionne, j’ai autant peur sur les affaires en cours que les gros vilains découvrent que ce sont des flics undercover, que je suis impatiente sur un plan intime de savoir comment vont se nouer et se dénouer les relations. Car tous ne sont pas dignes de confiance. Et c’est inspiré d’une histoire vraie. Donc méfiez-vous et fact checkez votre entourage.

Pour> les gars qui mènent une double life, mais pas dans le genre schizo même si les schizophrènes sont invités à regarder également; les gars qui s’ambiancent west coast; les gars mignonrigolos; les surfeurs; les dealers; etc. 
Pas pour> Télérama

 

La note: 8.6/10

 

 

 

Agathe Auproux –