You’re the worst

loldrama
• genre: loldrama
• format: 24 minutes
• saisons: une, bientôt deux
• diffuseur: FX
• créateur: Stephen Falk

Le délire : Tellement mal vendu : « You’re the worst : Deux drogués en pleine déchéance tombent amoureux et tentent de vivre leur histoire le plus normalement possible… » ou la description la plus pétée du monde. Donc, naturellement, aucune envie de lancer la série. Je n’ai même pas pris la peine de jeter un œil sur le casting où figure pourtant le doux nom d’Aya Cash (elle a tellement un nom à faire du porno c’est fou), qui m’aurait au moins convaincu de lancer le pilote, « pour voir ».

J’ai ainsi fait ma vie loin de cette série, et levais les yeux au ciel quand je la voyais apparaître sur mon Internet. Jusqu’au jour où. J’ai ouvert le magazine Glamour, négligemment posé sur la table basse. Curieuse, j’ai feuilleté l’objet jusqu’au dossier les séries immanquables de l’année, un truc comme ça. Portrait d’Aya Cash. Elle est belle. Je lis le paragraphe qui loue son talent, qu’elle exercerait dans une série comique très juste est très moderne. A la fin : You’re the worst. Euh omg. Ok. Je repose le magazine, et charge l’épisode 1. C’est drôle. J’aime tout. J’avale la saison.

Aya Cash, l’Américaine trentenaire qui bosse dans la pub et a des problèmes relationnels, à la limite de la caricature, comme le sont tous les personnages, et c’est ça qui est si rigolo. Chris Geere, l’Anglais (soooon accceeeennnt, j’aimerai passer ma vie à l’écouter parleeeeer) et écrivain raté qui surestime son intellect et fait des concours de réparties avec lui-même. Ils ne sont pas drogués. Ils ne sont pas en pleine déchéance. Mais ouais, ils tentent de vivre leur histoire, à la cool. Tmtc, le délire de l’open relationship hyper détachée n’est pas viable, un besoin d’exclusivité survient sans prévenir, puis d’officialisation, puis de projection. On suit ce couple, on s’attache. Ils sont beaux sans être trop beaux, et ils sont surtout très vrais. Franchement, c’est cool.

Pour > Marine Edith Crosta
Pas pour > Karim Benzema

La note : 7,9/10

 
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Dates

séries dramalol
• genre: drama (w/ love & lol)
• format: 28 minutes
• saisons: 1 saison de 9 épisodes
• diffuseur: Channel 4
• créateurs: Bryan Esley (le gars de Skins UK)

Le délire: Chaque épisode tourne autour d’une rencontre, d’un rendez-vous dans le Londres d’aujourd’hui. Certains acteurs réapparaissent au fil de la saison, en compagnie d’un nouvel inconnu ou de celui qu’ils ont apprécié la première fois. Ces différents face à face ont le point commun d’avoir été initiés grâce aux Internets, via des sites de rencontres ou des réseaux plus neutres. C’est l’histoire de la confrontation à l’IRL, cette rupture du virtuel toujours précédée d’une petite appréhension – et pas seulement du MySpace angle. Imagine le gars t’as rien à lui dire en vrai lol, malaise 3000. La mise en situation de deux personnes qui se rencontrent derrière l’écran et le rapport de force qui s’installe dès le premier regard sont assez justement retranscrits. Parfois mal romancée, la série se détache légèrement de notre tite réalité dans ses effets de drama et ses dialogues trop écrits, mais arrive à rester assez juste sur le fond. Un chauffeur (de camions), une ex escort, un médecin, une prof, deux lesbiennes, un trader, Dates ratisse large et veut satisfaire tout le monde sans tomber dans des clichés évidents et des raccourcis dommageables. Il serait bête de ne pas récompenser l’effort et de ne pas mater ce que ça donne.

Pour> ceux qui veulent updater leur souvenir périmé de la première rencontre comme la racontait Madame de Lafayette
Pas pour> la team qui couche pas le premier soir et s’impose un minimum de 3 rendez-vous avant de (ça va yolo sérieux) (“SEXE: Les belles histoires commencent aussi par des plans d’un soir”, titrait un magazine pour meufs) (totalement d’accord) (lol allez je lis pas la presse féminine mais peut être je devrai et vous aussi!!!!)

 

La note: 8/10

 

 

 

Agathe Auproux –

Undateable

séries lol
• genre: lol
• format: 22 minutes
• saisons: saison 1 en diffusion depuis le 29 mai 2014
• diffuseur: NBC
• créateurs: Adam Sztykiel

Le délire: Je sais pas si on a une équivalence en français pour désigner ces mecs plutot marrants, plutot sympas et finalement mignons mais auxquels il ne faut surtout pas s’attacher. “Infréquentable” irait, mais pas dans le sens qu’on lui connait, pas parce que le mec vend de la drogue et des voitures volées, rien à voir.
Lorsque tu rencontres l’un de ces “infréquentables”, soit tu as la lucidité de le friendzoner direct, soit tu tombes dans son piège maintes fois rodé et te rends compte le lendemain matin que non il n’a aucune intention de te faire le petit dej ou de répondre aux textos que tu finiras forcément par lui envoyer (mais les filles vraiment merci de vous respecter). Dans cette série, l’undateable est un trentenaire immature qui vit en colloc, phobique de l’engagement et incapable de se projeter au delà de l’unique nuit. One shots après one shots, il mène une vie décousue pas vraiment épanouissante et très vide; la plupart des trentenaires parisiens se reconnaitront dans ce court descriptif :p certes triste mais finalement assumé. Danny Beeman car c’est son nom trouve quand même le moyen de conseiller son nouveau colloc sur sa vie sentimentale, désireux de l’aider dans la conquête de l’élue de son coeur. Car finalement, Danny poursuit le même rêve que chacun: trouver l’amour. Il n’en est juste pas encore au stade où il parvient à le vivre autrement que par procuration. Le duo de colocataires est assez efficace, deux personnalités évidemment antagonistes qui créent une relation complice comique dans laquelle il est très facile de s’identifier. Ce n’est pas la série lol de l’année, assurément, mais pour en avoir égrener quelques unes dernièrement c’est l’une des rares à avoir retenu mon attention pendant plus des 20 minutes qu’impose le format. Donc je partage.

Pour> les bolossos de 30 ans ou presque qui luttent encore avec les problématiques adolescentes de liberté/couple/prison (les mêmes qui pensent qu’on peut être posey que dans un jacuzzi); les bolossos de 30 ans ou presque qui galèrent de fou pour pécho une meuf alors qu’ils sont sur le doss depuis belle lurette
Pas pour> les mecs plutot stables, à la cool dans leurs baskets ❤ (stability, such a turn-on)

 

La note: 7,06/10

 

 

 

Agathe Auproux –

 

Trophy Wife

séries lol
• genre: lol
• format: 23 minutes
• saisons: saison 1, 22 épisodes/ non reconduite pour une saison 2
• diffuseur: ABC
• créateurs: Emily Halpern & Sarah Haskins

Le délire: Kate, jeune célibataire cool de 30 ans, rencontre Peter, avocat de 50 ans et père de 3 enfants issus de 2 précédents mariages. Kate voit en Peter l’homme dont elle rêvait, et Kate et Peter se marient. La série met donc en scène le quatuor assez maladroit de Peter, sa nouvelle femme Kate, et ses deux ex femmes. Ils composent ensemble avec les 3 gamins une joyeuse et gaguesque fresque familiale, donnant une impression de brouhaha ambiant permanent qui finalement arrive à distraire. J’en suis à l’épisode 13, j’ai du rigoler quelques fois (je dirais 6 ou 7 fois) (le reste du temps je souriais, un peu, la série n’est pas déprimante et remplit son rôle de série comique). Le show est divertissant, je passe 23 minutes sympathiques à le regarder, mais je ne vais pas me taillader les veines, pleurer toutes les larmes de mon corps ni ouvrir un tumblr dénonciateur hyper vnr parce que Trophy Wife n’aura jamais de saison 2. Même si Bert, le petit chinois, est vraiment trop marrant.

Pour > ceux qui veulent
Pas pour > ceux qui veulent pas

 

La note: 7,7/10

 

 

 

Agathe Auproux –