Girlfriend’s Guide to Divorce

drama
• genre: drama (avec du lol) (la vie quoi)
• format: 46 minutes
• saisons: saison 1, 13 épisodes, finie. Renouvelée. 
• diffuseur: Bravo 
• créateur: Marti Noxon (Buffy contre les vampires) (bon gars donc), d’après les livres Girlfriend’s Guide, de Vicki Lovine
Le délire : Tellement pas celui qu’on attend. Mais tellement pas. Voyez plutôt les personnages principaux > Trois meufs. Pardon. Trois femmes. Moyenne d’âge 40 ans, toutes mères de deux enfants. La série tourne autour d’elles, et voilà. De prime abord, je me suis donc dit “Okkkkayyy, série pseudo féministe à la con qui va vouloir démontrer qu’on peut être maman et femme nianianiania, que mener une carrière ET baiser n’est pas incompatible avec le fait de cuisiner pour ses enfants et de les amener à l’école tous les matins”. Ca vaaaa, on saiiiiit, ciao. Et je sais plus trop pourquoi mais en fait j’ai lancé l’épisode 1. Si je sais pourquoi, pour Lisa Edelstein (la boss/meuf de Dr House). J’ai donc lancé l’épisode 1. Puis 2. Puis 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. J’étais arrêtée deux jours (angine assez vilaine, très contagieuse :/) (bienvenue dans les coulisses de ma vie, est-ce gênant ?), deux jours au lit avec Girlfriend’s Guide to divorce, et j’ai kiffé de fou. J’étais loin, bien loin de mes préjugés, la série est d’une fraîcheur ineffable, qui m’a d’autant plus cueillie que je ne pensais pas la trouver ici. Moi qui adore la jeunesse en plus, team jeunes. J’adore les petites meufs, au-delà de 25 ans ça ne m’intéresse plus vraiment. Et maintenant j’adore Abby, Phoebe, et Lyla. Et Delia. Alors qu’on est plus ou moins dans le “être maman et femme nianiania, job sexe et biberon nianiania”, mais c’est trop bien fait. C’est bien fait. La comparaison avec Sex and the City est facile. Mais valable. La formule marche. C’est intelligent (même si la série revêt dans certaines scènes un côté un peu absurde, celui du quotidien des privilégiés dans les banlieues les plus huppées de LA) plein d’auto-dérision, sans prétention, efficace. Cette série se fait le miroir de la vie de ces femmes mûres (lol) (non mais sérieux), et moi qui ai eu 23 ans en octobre, je ne me suis pas sentie exclue. Alors que j’ai rien à voir avec. Mais rien. Pas d’enfant, pas 40 ans, pas auteure sur le déclin ni ex mannequin blindée ni avocate, pas de mari, pas d’ex-mari, pas de maison achetée avec un mari, la ménopause je m’en balek, la maternité pareil, bref. Juste, c’est très souvent fascinant de réalisme sur les rapports humains, et l’amour, la haine, le sexe, la jalousie, le remord, la tendresse, qu’on ait 16 ou 46 ans, ça nous parle. Mdr. Vrai ou faux ? Allez. S’il y avait eu 3 000 autres épisodes je les aurai regardés. Vivement la saison 2. Belle performance pour la chaine (jusqu’alors cantonnée à la real tv). Bravo, Bravo.

Pour > les gens de 7 à 77 ans (plus les filles quand même) (honnêteté, pas misandrie)
Pas pour > les gens de 0 à 7 et de 77 à 100+ ans

La note : 8.9/10 
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Rush

drama
• genre: drama
• format: 43 minutes
• saisons: fin de la saison 1 le 18 sept, jsais pas si elle est renouvelée
• diffuseur: USA Network
• créateur: Jonathan Levine

Le délire: Un bon délire. Je devrai sans doute reviewer Gotham. Mais j’en ai regardé que 15 minutes avant de m’arrêter (car j’ai une vie qui consiste à autre chose que de mater des séries, pas parce que c’était insoutenable de médiocrité lol) (même si franchement je ne crois pas au chef d’oeuvre hein…). Digressions à part, Rush, c’est donc l’histoire d’un gars bon délire. D’un docteur très/trop moderne, qui ne fait pas dans l’auscultation tradi qu’il charge 30e dans un cabinet décoré des dessins de ses plus jeunes patients. Rush n’a d’ailleurs pas de cabinet mais un bureau, dans sa suite à l’hôtel où il ne reçoit aucun patient mais où sa secrétaire-personnal-assistant décroche le téléphone. Rush dépanne des stars, ou tout ceux qui peuvent se payer sa consultation – un minimum de 5000$ en liquide, et la plupart du temps il faudra tabler sur le double. Bon délire, vous dis-je déjà. C’est marrant de le voir intervenir en super héros vénal dans des situations à coucher dehors, ça renouvelle le genre. On est loin du médécin humaniste à la Grey’s Anatomy qui dégouline tellement de bons sentiments qu’on glisse dessus. On est loin également du médecin surdoué à la Dr House qui éradiques Ebola en 45 minutes le dimanche soir sur TF1. Rush franchement il s’en balek, il intervient sur des procédures bidons, le prix nobel ça l’interesse pas, il recoud l’arcade d’un rappeur violent au bord d’une piscine, ou réanime un drug dealer dans un parking sale, et il fait ça pour l’argent, donc il insiste qu’on lui paye une avance, normal. A côté de ça, il a des soucis à régler avec son père, est toujours drunk in love de son ex, et voilou. Il a un meilleur pote, un chirurgien urgentiste renoi, respectable, mec cool. Il a une belle mère qui a son âge aussi, et avec qui il a couché, ça arrive à tout le monde.

Pour> Edouard, Hugo, Laura et Audrey (jles connais pas mais je me dis que si c’est le prénom de personnes qui lisent ce blog ça pourrait leur faire plezzz)
Pas pour> mon médecin traitant (c’est de plus en plus dur de se renouveller sur cette partie mdr déso)

La note: 7.7/10

Red Band Society

drama
• genre: (teen)drama(de fou)
• format: 43 minutes
• saisons: première saison en diffusion depuis le 17 septembre
• diffuseur: Fox
• créateur: Margaret Nagle, mais Albert Espinosa en premier (serie originale espagnole)

Le délire: Un délire qui casse l’ambiance, de prime abord. La série suit une bande de teens qui vivent dans leur chambre d’hôpital. Tellement ils sont trop malades. Y a le gars en chimio qui a perdu une jambe à cause du cancer, son pote renoi qui a besoin de nouveaux poumons, une petit gow mignonne atteinte de graves troubles de l’alimentation, little Charlie est dans le coma, et débarquent dans ce premier épisode un mec qui a le même cancer que l’amputé en fauteuil, et une pom-pom girl dont le coeur menace de lâcher.
Il sont tous plutôt très abimés, clairement. Mais le vrai point commun c’est qu’ils sont tous cooooooooooooooooool de fou. Mais de fou vraiment jte jure. La série n’a rien de morbide. La série transforme l’hôpital en lycée, les personnages principaux sont juste une bande de cool kids qui sèchent les cours pour aller acheter de l’alcool, l’infirmière chef tient le rôle de la surveillante ultra relou (mais qui a un bon fond tmtc), et le chirurgien (Dave Annable, tellement si beau) campe le proviseur détente mais patron. Il y a évidemment des histoires d’amour entre les teens, y a déjà machin c’est l’ex de machin, on aime bien. Tous les sentiments, tous les questionnements sont exacerbés – comme dans Secret Story, yes – car on sait bien que c’est pas vraiment la cour de récré, mais bel et bien les couloirs d’un hôpital. Le Yolisme qui est total prend un Y majuscule, car la mort n’est vraiment pas loin. Ils sont beaux, ces jeunes acteurs sont tous magnifiques. Et c’est Steven Spielberg pépère à la prod, aiight.
Le seul (petit) point négatif de la série après cet épisode 1, c’est la narration. En mode voix off relou de feu qui commente toutes les scènes. Typiquement la grande tante en repas de famille qui fait des apartés systématiques et intervient solo, en loucedé, sur chacune des conversations. Là, c’est le petit Charlie, qui te parle sans arrêt, oklm dans le coma. Chelou quand même. Dans les premières minutes, il sort un “Yes, this is me, talking to you, from a coma. Deal with it“. Ok mdr. Dommage qu’il ne puisse pas le tweeter.

Pour> mais les teen drama lovers, pour moi et mes copiiiines. et pour les plus cool du lycée (moi et mes copines encore ptdrrrrr)
Pas pour> jsais pas, les espagnols? qui ont déjà maté la première version? mais non même eux ils devraient regarder

La note: 9/10

The Lottery

drama
• genre: drame post apocalyptique un peu
• format: 43 minutes
• saisons: première saison de 10 épisodes en diffusion depuis le 20 juillet
• diffuseur: Lifetime
• créateur: Timothy J. Sexton

Le délire: Un délire qui se casse la gueule, clairement. Et qui du coup est assez déceptif. Le genre de délire apparemment prometteur qui s’embourbe très vite et perd tout intérêt. Mais parlons-en quand même. La loterie dont il est question ici offre aux heureux tirés au sort non pas un superbe kit de couteaux de cuisine, mais l’un des quelques embryons humains viables restants sur terre. Car une fois de plus, c’est la mode de ouf, l’espèce humaine est en péril. Loin des virus foudroyants, son extinction pourrait être causée d’ici quelques décennies par un mal nouveau: l’infertilité généralisée. Ambiance. On ne peut plus faire de bébés, plus de femmes enceintes, plus d’utérus accueillants, plus de spermatozoïdes créatifs. Les derniers enfants nés sont donc évidemment éminemment précieux. Un nouveau département, le département de l’Humanité, comme un ministère hyyyyper important mais indépendant du gouvernement, a été mis en place pour veiller à la protection de ces enfants et travailler à un remède miracle. On sait pas trop s’ils sont en fait méchants ou gentils. Je dirais méchant.
La série suit plusieurs personnages principaux. La scientifique qui semble sur le point de pouvoir inverser la promesse d’un destin funeste après la création d’une poignée d’embryons (exploit non réitéré); les conseillers du président des Etats-Unis à l’origine de ce vaste projet de tombola nationale qui désignera les ultimes mamans; un mec mignon, papa d’un des derniers nés. Se construit alors tout un mic mac entre les personnages qui pollue l’intrigue. On en a rien à foutre des aléas professionnels de la scientifique ou de la fuite du père et de son fils à travers le pays, franchement. On veut voir la loterie et passer à autre chose. Je vais spoiler mais on se dit tout: j’ai arrêté de mater la série à l’épisode où la scientifique veut faire des tests sur le papa dont le sperme est le dernier à avoir fonctionné. Rien dans sa semence, mais dans son sang le gêne modifié et éteint de la peste noire (????!!!!!!!!), vraisemblablement injecté par une tierce personne (???????!!!!!), complot conspiration 11 septembre (?????????!!!!). Allez ça m’a cassé la tête, ciao.

Pour> je sais pas trop, dommage que les bébés soient encore trop teubés pour suivre une série parce que ça leur aurait peut-être plu, ils se seraient sentis spéciaux et importants (attention whores…)
Pas pour> alors on pourrait croire que ce n’est pas pour ceux qui ne peuvent pas concevoir d’enfant, mais finalement non car la série leur propose un monde où toute la planète partage leur mal et porte leur fardeau. pas pour les gens fertiles en fait. sorry.

La note: 4.9/10