Peaky Blinders

dramaction
• genre: drame historique (inspiré de faits réels) (trop biiiien) (les Peaky Blinders c’était des vrais gars!!)
• format: 57 minutes
• saisons: 3 saisons
• diffuseur: BBC Two (et Netflix, et Arte)
• créateur: Steven Knight

Le délire: Bon je vous le dis direct, je mets 10/10. Je nique ainsi le déroulement type de mes posts qui place la notation en toute fin mais osef. C’est 10/10. C’est A+. C’est le bac avec mention excellent, c’est les félicitations du jury (-> moi-même). Peaky Blinders, c’est le nom que se donne le crew de gangsters qui fait la loi sur Birmingham, en référence aux lames de rasoir cousues sur leurs casquettes. On est au début du 20ème siècle au sortir de la première guerre mondiale. Ces fervents représentants du crime organisé comptent une joyeuse fratrie en leur noyau dur, commandée par l’incomparable Thomas Shelby (Cillian Murphy!!!!!!) (le méchant dans Batman!!!) (qui joue dans Inception aussi!!! et plein d’autres films bien!!!).

Les Peaky Blinders donc, contre Le Reste Du Monde. Contre la Police royale irlandaise, contre les communistes, contre les communautés peinant à coexister dans la ville et ses alentours, contre les autres gangs qui pullulent en Angleterre.. Tommy Shelby, Arthur Shelby, John Shelby, le petit Finn, la tante Polly, Ada (la soeur qui couche avec le leader du mouvement communiste, cho), et le reste du monde. Thomas est ambitieux, redoutable. Et brillant, alors même si ce n’est pas l’aîné il est le leader naturel. Il n’a qu’un objectif : étendre son empire, faire prospérer sa famille. Complot 8000. Conspiration 8000. Mensonges et manipulations. Et y a de l’amour aussi, plein. Tommy c’est le héros méchant mais gentil au fond du fond, et ça fonctionne à chaque fois. Toute la ville a peur de lui. Plus ça va, plus on a peur pour lui. Plus il s’enfonce dans le mal, qui a déjà noirci son coeur lorsqu’il était soldat pendant la guerre. Voilà allez.

Dispo sur Netflix. Si vous voulez avaler l’intégralité des deux saisons ce weekend, vous pouvez. Diffusé également sur Arte. Ah et Nick Cave putaiiiin. La bande son. Nick Cave and the Bad Seeds, Red Right Hands, sur l’album de 1994. Cillian Murphy en chef de gang torturé, qui marche sur cette musique, au début des épisodes. La ville industrielle de Birmingham, noire, dégueulasse, avec sont port et ses chemins de fers, ses rues trop pleines de gens, sur cette musique. Tellement de frissons lol. Non mais sérieux. J’aimerai n’avoir jamais regardé cette série et la découvrir ce weekend. Enfin le weekend d’après, car là je dois aller faire une machine, puis aller au musée. 

Update de mai 2016 : J’ai évidemment commencé la 3e saison. C’est évidemment du même niveau. Toujours un 10/10. Merci pour tout.

Pour > ceux d’entre vous qui ne seront pas au musée avec moi
Pas pour > ? (??????????????????????????????)
La note : 10/10, déjà dit
Advertisements

You’re the worst

loldrama
• genre: loldrama
• format: 24 minutes
• saisons: une, bientôt deux
• diffuseur: FX
• créateur: Stephen Falk

Le délire : Tellement mal vendu : « You’re the worst : Deux drogués en pleine déchéance tombent amoureux et tentent de vivre leur histoire le plus normalement possible… » ou la description la plus pétée du monde. Donc, naturellement, aucune envie de lancer la série. Je n’ai même pas pris la peine de jeter un œil sur le casting où figure pourtant le doux nom d’Aya Cash (elle a tellement un nom à faire du porno c’est fou), qui m’aurait au moins convaincu de lancer le pilote, « pour voir ».

J’ai ainsi fait ma vie loin de cette série, et levais les yeux au ciel quand je la voyais apparaître sur mon Internet. Jusqu’au jour où. J’ai ouvert le magazine Glamour, négligemment posé sur la table basse. Curieuse, j’ai feuilleté l’objet jusqu’au dossier les séries immanquables de l’année, un truc comme ça. Portrait d’Aya Cash. Elle est belle. Je lis le paragraphe qui loue son talent, qu’elle exercerait dans une série comique très juste est très moderne. A la fin : You’re the worst. Euh omg. Ok. Je repose le magazine, et charge l’épisode 1. C’est drôle. J’aime tout. J’avale la saison.

Aya Cash, l’Américaine trentenaire qui bosse dans la pub et a des problèmes relationnels, à la limite de la caricature, comme le sont tous les personnages, et c’est ça qui est si rigolo. Chris Geere, l’Anglais (soooon accceeeennnt, j’aimerai passer ma vie à l’écouter parleeeeer) et écrivain raté qui surestime son intellect et fait des concours de réparties avec lui-même. Ils ne sont pas drogués. Ils ne sont pas en pleine déchéance. Mais ouais, ils tentent de vivre leur histoire, à la cool. Tmtc, le délire de l’open relationship hyper détachée n’est pas viable, un besoin d’exclusivité survient sans prévenir, puis d’officialisation, puis de projection. On suit ce couple, on s’attache. Ils sont beaux sans être trop beaux, et ils sont surtout très vrais. Franchement, c’est cool.

Pour > Marine Edith Crosta
Pas pour > Karim Benzema

La note : 7,9/10

 

Girlfriend’s Guide to Divorce

drama
• genre: drama (avec du lol) (la vie quoi)
• format: 46 minutes
• saisons: saison 1, 13 épisodes, finie. Renouvelée. 
• diffuseur: Bravo 
• créateur: Marti Noxon (Buffy contre les vampires) (bon gars donc), d’après les livres Girlfriend’s Guide, de Vicki Lovine
Le délire : Tellement pas celui qu’on attend. Mais tellement pas. Voyez plutôt les personnages principaux > Trois meufs. Pardon. Trois femmes. Moyenne d’âge 40 ans, toutes mères de deux enfants. La série tourne autour d’elles, et voilà. De prime abord, je me suis donc dit “Okkkkayyy, série pseudo féministe à la con qui va vouloir démontrer qu’on peut être maman et femme nianianiania, que mener une carrière ET baiser n’est pas incompatible avec le fait de cuisiner pour ses enfants et de les amener à l’école tous les matins”. Ca vaaaa, on saiiiiit, ciao. Et je sais plus trop pourquoi mais en fait j’ai lancé l’épisode 1. Si je sais pourquoi, pour Lisa Edelstein (la boss/meuf de Dr House). J’ai donc lancé l’épisode 1. Puis 2. Puis 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. J’étais arrêtée deux jours (angine assez vilaine, très contagieuse :/) (bienvenue dans les coulisses de ma vie, est-ce gênant ?), deux jours au lit avec Girlfriend’s Guide to divorce, et j’ai kiffé de fou. J’étais loin, bien loin de mes préjugés, la série est d’une fraîcheur ineffable, qui m’a d’autant plus cueillie que je ne pensais pas la trouver ici. Moi qui adore la jeunesse en plus, team jeunes. J’adore les petites meufs, au-delà de 25 ans ça ne m’intéresse plus vraiment. Et maintenant j’adore Abby, Phoebe, et Lyla. Et Delia. Alors qu’on est plus ou moins dans le “être maman et femme nianiania, job sexe et biberon nianiania”, mais c’est trop bien fait. C’est bien fait. La comparaison avec Sex and the City est facile. Mais valable. La formule marche. C’est intelligent (même si la série revêt dans certaines scènes un côté un peu absurde, celui du quotidien des privilégiés dans les banlieues les plus huppées de LA) plein d’auto-dérision, sans prétention, efficace. Cette série se fait le miroir de la vie de ces femmes mûres (lol) (non mais sérieux), et moi qui ai eu 23 ans en octobre, je ne me suis pas sentie exclue. Alors que j’ai rien à voir avec. Mais rien. Pas d’enfant, pas 40 ans, pas auteure sur le déclin ni ex mannequin blindée ni avocate, pas de mari, pas d’ex-mari, pas de maison achetée avec un mari, la ménopause je m’en balek, la maternité pareil, bref. Juste, c’est très souvent fascinant de réalisme sur les rapports humains, et l’amour, la haine, le sexe, la jalousie, le remord, la tendresse, qu’on ait 16 ou 46 ans, ça nous parle. Mdr. Vrai ou faux ? Allez. S’il y avait eu 3 000 autres épisodes je les aurai regardés. Vivement la saison 2. Belle performance pour la chaine (jusqu’alors cantonnée à la real tv). Bravo, Bravo.

Pour > les gens de 7 à 77 ans (plus les filles quand même) (honnêteté, pas misandrie)
Pas pour > les gens de 0 à 7 et de 77 à 100+ ans

La note : 8.9/10 

Rush

drama
• genre: drama
• format: 43 minutes
• saisons: fin de la saison 1 le 18 sept, jsais pas si elle est renouvelée
• diffuseur: USA Network
• créateur: Jonathan Levine

Le délire: Un bon délire. Je devrai sans doute reviewer Gotham. Mais j’en ai regardé que 15 minutes avant de m’arrêter (car j’ai une vie qui consiste à autre chose que de mater des séries, pas parce que c’était insoutenable de médiocrité lol) (même si franchement je ne crois pas au chef d’oeuvre hein…). Digressions à part, Rush, c’est donc l’histoire d’un gars bon délire. D’un docteur très/trop moderne, qui ne fait pas dans l’auscultation tradi qu’il charge 30e dans un cabinet décoré des dessins de ses plus jeunes patients. Rush n’a d’ailleurs pas de cabinet mais un bureau, dans sa suite à l’hôtel où il ne reçoit aucun patient mais où sa secrétaire-personnal-assistant décroche le téléphone. Rush dépanne des stars, ou tout ceux qui peuvent se payer sa consultation – un minimum de 5000$ en liquide, et la plupart du temps il faudra tabler sur le double. Bon délire, vous dis-je déjà. C’est marrant de le voir intervenir en super héros vénal dans des situations à coucher dehors, ça renouvelle le genre. On est loin du médécin humaniste à la Grey’s Anatomy qui dégouline tellement de bons sentiments qu’on glisse dessus. On est loin également du médecin surdoué à la Dr House qui éradiques Ebola en 45 minutes le dimanche soir sur TF1. Rush franchement il s’en balek, il intervient sur des procédures bidons, le prix nobel ça l’interesse pas, il recoud l’arcade d’un rappeur violent au bord d’une piscine, ou réanime un drug dealer dans un parking sale, et il fait ça pour l’argent, donc il insiste qu’on lui paye une avance, normal. A côté de ça, il a des soucis à régler avec son père, est toujours drunk in love de son ex, et voilou. Il a un meilleur pote, un chirurgien urgentiste renoi, respectable, mec cool. Il a une belle mère qui a son âge aussi, et avec qui il a couché, ça arrive à tout le monde.

Pour> Edouard, Hugo, Laura et Audrey (jles connais pas mais je me dis que si c’est le prénom de personnes qui lisent ce blog ça pourrait leur faire plezzz)
Pas pour> mon médecin traitant (c’est de plus en plus dur de se renouveller sur cette partie mdr déso)

La note: 7.7/10